La Chaire en politique monétaire et marchés financiers a pour objectif de fournir aux responsables des politiques économiques des cadres d’analyse formels au moyen :

  1. de l’élaboration de modèles d’équilibre général et de l’utilisation de méthodes analytiques et numériques pour concevoir des politiques optimales;
  2. du développement d’une analyse économétrique de données longitudinales afin de comprendre l’impact du cycle économique et des chocs internationaux sur les décisions optimales auprès des ménages, des entreprises et des intermédiaires financiers.

À cette fin, la Chaire profite de l’expertise des économistes à HEC Montréal spécialisés dans les domaines de l’économie du travail, de la finance et de l’organisation industrielle.

Depuis le premier choc pétrolier jusqu’aux années 1990, le débat sur les objectifs et les instruments de la politique monétaire a été dominé par le défi de maîtriser l’inflation et d’ancrer les anticipations de cette inflation. La Banque du Canada a été d’emblée en première ligne de ce débat, en devenant l’une des premières autorités monétaires à introduire un cadre de conduite axé sur un régime de ciblage de l’inflation.

À partir de 2008, la crise de la dette souveraine de la zone euro, la crise financière américaine, la longue récession mondiale et les énormes fluctuations des prix des matières premières ont conféré de nouveaux rôles et une influence grandissante aux institutions responsables de la politique économique et aux institutions supranationales comme le FMI. Les défis pour les décideurs et la recherche économique ont changé radicalement.

Dans ce contexte, la Chaire contribue aux débats entourant les politiques monétaires en outillant les décideurs face à des questions telles que :

  • Peut-on concevoir de nouveaux instruments pour la politique monétaire pour prévenir et contrôler les dangers qui surviennent lorsque les acteurs des différents marchés financiers deviennent surexposés au même risque?
  • Quel rôle le chômage, la lenteur de la reprise de l’emploi et les changements rapides dans la composition des flux du marché du travail ont-ils dans l’élaboration de politiques fiscales et monétaires optimales?
  • L’inégalité a-t-elle un rôle dans l’élaboration de politiques optimales?
  • Est-ce que le Canada et l’économie mondiale sont exposés au risque que l’incertitude sur les marchés des matières premières freine soudainement l’investissement et l’embauche?